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Le 7 janvier 2004, dans son discours aux corps constitués, le Président de la République, a rappelé son ambition de faire de l’administration électronique un levier majeur de la réforme de l’Etat et une priorité du Gouvernement. Il a souhaité que l’ensemble des démarches puissent être accomplies à distance par téléphone ou par internet à l’horizon 2006.
Pour faire vivre cette ambition, le projet ADELE est le gage d’une mobilisation de tous les ministères, des collectivités locales et d’autres partenaires tels que les organismes sociaux (Caisse d’Allocations familiales, ANPE...) autour d’objectifs clairs : rendre l’administration plus efficace, plus proche, plus transparente, plus facile d’accès pour l’ensemble des usagers.
Ce projet vient poursuivre, compléter et organiser les actions engagées par le Gouvernement depuis la présentation du plan RE/SO 2007 en novembre 2002.
De nombreux succès ont d’ores et déjà été enregistrés, comme la progression de la couverture du territoire en accès internet haut-débit et l’augmentation de l’équipement des Français et la confiance dans l’économie numérique. L’année 2003 a été une année de croissance record pour le commerce en ligne et l’utilisation des l’internet par 42 % des Français. Ce fut aussi une année importante pour l’avancée de l’administration électronique avec la création de l’ADAE et la mise en place de nombreux projets pour une administration de service en ligne et aux guichets.
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Le projet d’action pour l’administration électronique (P2AE) :
Le plan d’action de l’administration électronique précise, pour chacune des décisions prises dans le cadre du plan stratégique de l’administration électronique, les principaux projets menés d’ici 2007 par :
les services de l’État,
les collectivités territoriales,
les organismes de la sphère sanitaire et sociale.
Du fait de la multiplicité des actions, et pour plus de clarté, seules les mesures nouvelles ou les services réellement enrichis sont mentionnés. De même, ces actions sont réparties selon les deux objectifs fixés par le Gouvernement pour construire l’administration de service :
I- Proposer des services plus nombreux, faciles d’emploi, accessibles à tous et à tout moment, en créant les conditions de la confiance
II- Contribuer à la modernisation des services publics en synergie avec nos partenaires européens, et piloter le développement de l’administration électronique
Chaque mesure du plan d’action fait l’objet, en annexe, d’une fiche détaillée indiquant les objectifs poursuivis, les bénéficiaires, l’organisme chef de file et ses partenaires, l’économie et les échéances du projet.
Le plan stratégique pour l’administration électronique (PSAE) :
« L’usage des technologies de l’information et de la communication (TIC) et en particulier de l’Internet en tant qu’outil visant à mettre en place une administration de meilleure qualité » - définition de l’administration électronique donnée par l’OCDE - constitue une préoccupation majeure dans la totalité des pays développés. Gage de meilleurs services rendus aux usagers de l’administration, d’une meilleure efficacité de celle-ci pour un coût global nettement inférieur, l’administration électronique apparaît tout autant comme une opportunité que comme une nécessité.
Bien que la France soit reconnue pour la qualité des informations de ses sites publics sur Internet, et en premier lieu service-public.fr, le développement des télé-services de l’administration - regroupant un service plus global permettant de s’informer, de prendre rendez-vous, d’effectuer une démarche en ligne, de suivre son dossier, de trouver conseil par téléphone ou par messagerie, etc. - est très moyen par rapport à ses voisins européens et internationaux.
 Des pôles d’excellence ont certes été développés dans quelques secteurs, mais les télé-services sur Internet sont loin d’être généralisés dans notre pays comme ils le sont ou en passe de l’être chez nos voisins, et ces initiatives n’ont pas été coordonnées, aboutissant à reproduire la complexité administrative existante et à multiplier des dépenses inutiles car redondantes. Plusieurs structures ont été créées au niveau ministériel ou interministériel pour traiter les questions relatives à l’administration électronique, sans qu’une coordination de l’ensemble soit assurée.
L’évolution récente des technologies, l’appropriation par les agents publics et les décideurs politiques des outils liés aux TIC, l’attente des usagers des administrations de réelles simplifications des démarches administratives et les contraintes budgétaires pesant sur les administrations constituent une formidable opportunité pour s’engager dans un vaste chantier lié à l’administration électronique. Le ministre chargé de la réforme de l’État en est responsable, et l’Agence pour le développement de l’administration électronique (ADAE) a été créée pour assurer un pilotage réel et efficace de l’ensemble des actions engagées et pour donner la lisibilité externe nécessaire, nationale et internationale, à l’action de la France en ce domaine.
L’administration électronique apparaît aujourd’hui comme le seul moyen de construire une administration de service pour le citoyen, l’entreprise ou l’association. Les services élaborés dans ce cadre doivent associer les services de l’État, ceux des collectivités territoriales et des organismes publics de la sphère sanitaire et sociale, en vue de permettre aux usagers des administrations ou aux intermédiaires qui les assistent (associations, professions réglementées, etc.) de pouvoir faire valoir leurs droits plus vite et plus simplement, de recevoir de la part des administrations des informations personnalisées par le média de leur choix, et d’améliorer les conditions de résolution des problèmes de nature administrative (modalités de recours, réponses aux demandes de complément d’information, accès aux dossiers administratif, etc.) dans des conditions de sécurité éprouvées.

Fini de courir ! Le projet Adèle vous simplifie la vie.
L’objectif majeur du programme gouvernemental pour l’administration électronique est de décider de la mise en place progressive de l’administration de service que sont en droit d’attendre les citoyens, les professionnels et les agents publics, en prenant appui sur une administration électronique développée de manière cohérente et coordonnée.
Le Gouvernement a donc décidé la mise en oeuvre d’un Plan stratégique de l’administration électronique (PSAE) sur 4 ans (période 2004-2007). Ce plan stratégique constitue le cadre au sein duquel doivent s’inscrire les actions des différentes administrations en matière d’administration électronique. Il définit les objectifs qualitatifs et quantitatifs à atteindre, ainsi que les moyens alloués pour réussir. Il est complété par un plan d’action auquel sont annexées sous forme de fiches détaillées les mesures arrêtées. Un bilan de la mise en œuvre de ce plan d’action sera effectué chaque année, à l’occasion duquel il sera actualisé.
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